Corine, sa mère lui a transmis depuis son plus jeune âge la passion photographique. Elle lui a donc communiqué un grand savoir technique. Travaillant en duo, Corine et Emile avaient une connexion sans nom, puisqu’ils accomplissaient ensemble les réalisations. Emile s’occupait en particulier de la post-prod, il travaillait l’image, les lumières, les retouches, pour arriver à une photo unique. Il s’est ensuite envolé de son nid, pour explorer un autre horizon et trouver sa propre authenticité photographique.

Emile exerce à ce jour deux activités, la première basée sur son métier de photographe professionnel, spécialisé dans les paysages et dans les portraits, la deuxième d’entrepreneur ; il a créé, en collaboration avec Emeric, une plateforme « Thiird » proposant une forme de photographie qui respecte le moment du sujet, permettant ainsi de capter de vrais moments d’émotions et des souvenirs intacts de personnes à différents instants de leur vie.

Où trouvez-vous l’inspiration pour vos travaux ?

Je m’inspire du naturel !

Le photographe doit agir comme un troisième œil, être discret ! J’essaie de faire oublier l’objectif à la personne shootée pour obtenir une véritable véracité dans l’image.  Lorsque l’on prend des photos en pause ou en selfie, on casse un peu le moment et seules une ou deux émotions ressortent à chaque fois, alors que l’on peut capter toutes sortes de mouvements d’émotion en photo, une pensée, un étonnement, un regard, un soupir, c’est tout ce qui fait l’authenticité d’une photo, c’est incroyable !

Lors de la post-prod, j’aime travailler sur les couleurs, sur les messages lumineux, les ombres, le rythme. Une photo est plus forte avec un peu d’aspérité, de mouvement. Elle ne doit pas être plate mais il faut pourtant savoir la respecter, ne pas la dénaturer. Faire ressortir un détail, rehausser légèrement une lumière, un contraste, pas plus.

Existe-t-il des freins au métier de photographe ? Lesquels ?

A mon sens, il existe trois freins principaux au métier de photographe :

Tout le monde a accès à un appareil photo, il est donc plus facile à notre époque de prendre une photo rapidement, simplement et qui reste performante. Donc beaucoup de photographes !

Le souvenir photographique, en effet, on n’évolue pas assez sur les instants photographiés. On a l’habitude d’enrichir nos souvenirs par des photos qui sont surtout prises lors d’évènements particuliers : Soirées, Vacances, mariages, baptêmes, etc… et pourtant il y a des moments plus intimes qui sont majeurs dans la création de souvenirs : Un café rituel avec une bande de copains, une belle ballade en été, ces moments là on ne pense jamais à les éterniser en image : je parle de belle photographie.

Les banques d’images qui « cannibalisent » le stock de visuels et qui ne valorisent absolument pas notre métier.

L’économie participative est-elle, pour vous, une menace ou une opportunité ?

Une opportunité, il n’est pas facile d’être visible à côté des « gros ». Ainsi, le rassemblement de personnes par le biais communauté sur un même sujet permet de devenir plus fort, c’est un moyen de communication extrêmement puissant.

Qu’elle est pour vous l’avantage de Shoot4ME ?

C’est avant tout un point d’entrée de nouveaux clients avec qui on n’aurait pas eu l’habitude de travailler. Shoot4ME a un effet d’amplification, puisque lorsqu’il y a des photographes, il y a des offres et plus il y a de photographes, plus il y a d’offres. Il faut savoir donner du poids à la communauté et si je peux, je serai là !